20 Février 2018

MISSIONS, METHODES ET RESULTATS



40 ans de GEIPAN, c'est d'abord 40 ans d'émotions dans le ciel 

 

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Au départ d’une intervention GEIPAN il y a un ou plusieurs témoins qui nous confient leur « extraordinaire » d’un jour :

  • Et c’est vraiment extraordinaire … Le témoin vient au GEIPAN, car pour lui, ce qu’il a vu est inexpliqué, ça échappe à son entendement. Quelle que soit l’explication qui sera donnée ensuite par le GEIPAN, au moment où le témoin vient, c’est EXTRAORDINAIRE ;
  • Ils nous confient leur « extraordinaire », et c’est un acte de confiance, ce n’est pas toujours facile d’en parler…  On peut passer pour « dérangé » …Le GEIPAN assure l’anonymat des témoins.

Cette intensité d’un vécu peuple nos témoignages :

  • Dans les écrits des témoins, on trouve fréquemment : « je n’ai pas rêvé. », « je vous assure que je ne bois pas », « s’il vous plaît croyez-moi », « Je n’en dors plus »,
  •  L’émotion est aussi dans la voix au téléphone ou dans les croquis souvent extrêmement précis. 

 

Le témoin veut tout nous donner, il veut mettre toutes les chances de son côté pour avoir une explication.

 

En 40 ans, le GEIPAN a collecté 8000 témoignages. Le GEIPAN c’est d’abord 40 ans d’émotions dans le ciel.

 

Dans la grande majorité des cas les témoignages sont expliqués par le GEIPAN puisque c’est son travail. 

 

Ce sont ceux qui résistent, les inexpliqués qui attirent l’attention. Enjeu d’explication pour certains, pour d’autres énigme, mystère ou confirmation de convictions et thèses diverses. La population, les journalistes s’intéressent d’abord à ces cas inexpliqués, c’est sans doute aussi le cas pour vous, lecteurs de ces lignes.

L’étrangeté moderne dans le ciel s’appelle Soucoupe ou OVNI  depuis 1947 

 

En juin 1947 aux Etats Unis, Kenneth Arnold à bord de son avion privé, aperçoit une formation de 9 « objets » se déplaçant à la vitesse de jets « comme des disques ricochant sur l’eau ». L’expression, reprise par un journaliste de l’Associated Press est à l’origine de l’invention du terme « Soucoupes Volantes », alors que l’objet décrit a une forme d’aile volante ! Déjà l’impact des médias !

 

Se sont succédées ensuite aux US, mais aussi dans le reste du monde des observations rivalisant d’étrangeté et fortement médiatisées, dont par exemple le Carrousel de Washington en 1952 (deux nuits où la chasse aérienne poursuit des lueurs et échos radar au-dessus du Capitole), ou en France en 1981, le cas de Trans-en-Provence (une personne voit en bordure de son terrain se poser et redécoller une soucoupe, et trouve des traces au sol).

Mais le ciel, peut être étrange, depuis toujours

 

Depuis la nuit des temps, les hommes observent le ciel avec passion et de nombreuses observations de phénomènes célestes sont relatées dans les écrits ou peintures les plus anciens qui nous sont parvenus.

Et la science joue son rôle ..Tout l’étrange n’est pas condamné à le rester !

 

Par exemple, En 1803, Jean-Baptiste Biot se rend à L’Aigle (Orne), où des « pierres sont tombées du ciel » et fait un rapport considéré comme la première preuve de l’origine non terrestre des météorites… Et on sait depuis que beaucoup de descriptions anciennes de lueurs effrayantes, vives et rapides dans le ciel correspondent à des rentrées de météorides. Plus récemment, le mystère de la foudre en boule s’éclaircit, et certaines observations de lueurs fixes ou rapides deviennent explicables.

 

Le GEIPAN est entouré de partenaires scientifiques, qui apportent leur expertise pour aider le GEIPAN dans ses enquêtes et qui sont aussi intéressés pour leur propre science par des résultats d’enquêtes avec ou sans explication.  

LE ROLE DU GEIPAN: Groupe d’Etude et Information des  Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés 

 

Il est créé en 1977, au sein du CNES :  

  • Pour une réponse publique et officielle à « l’étrangeté vécue » de tout un chacun et à l’interrogation de la population en général ;
  • Avec aussi un objectif scientifique d’explication des phénomènes actuellement inexpliqués

Les documents de témoignages et les conclusions d’enquête donnent lieu à publication sur le site du GEIPAN (www.geipan.fr) tout en préservant l’anonymat des témoins. 

 

Le GEIPAN n’est pas un spécialiste du phénomène OVNI mondial, ni un organisme de recherche, sur la vie extraterrestre ou sur les technologies avancées ou futuristes pouvant expliquer des visites d’extraterrestres.

 

On parle de Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés PAN et non d’OVNI. Car le terme OVNI a le double défaut de parler d’objet, alors qu’il ne s’agit pas toujours d’un objet, et surtout d’avoir une connotation de soucoupe ou extra-terrestre.

Le GEIPAN : bien plus qu’un petit service du CNES, un dispositif National 

 

Le service comprend deux agents CNES (le responsable et son adjoint), plus un support permanent (équivalent 1,5 agents) dédié à la gestion de la documentation et au système d’information du GEIPAN.

 

C’est peu, mais cela est pérenne. Accumuler des témoignages et du savoir-faire est une qualité essentielle dans cette activité. 

 

Mais, le service ne travaille pas seul. 

  • Il a mis en place des collaborations avec la gendarmerie, la police pour le recueil de témoignages et les enquêtes,
  • Il dispose également d’une vingtaine d’enquêteurs bénévoles, sélectionnés et formés afin d’avoir un maillage national permettant l’intervention sur les lieux d’une OBSERVATION pour rencontrer le témoin et faire une reconstitution.
  • Une quinzaine d’experts scientifiques (plasma, météo, photos, psychologie…) interviennent au cas par cas ou à l’occasion de réunions en collège.

 

Le service GEIPAN du CNES est un petit nombre de personnels dédiés qui fait œuvrer à temps partiel un grand nombre de personnels. Ces derniers auraient existé sans le GEIPAN mais de manière locale et dispersée (les brigades de gendarmerie auraient continué à mener des enquêtes, de même pour les enquêteurs bénévoles). La force du GEIPAN est de démultiplier, de mutualiser et capitaliser toute l’expérience et le savoir-faire à l’échelle nationale pour une seule et même mission.

 

Le GEIPAN rend compte à un Comité de pilotage formé des Institutions ayant des enjeux liés au PAN et/ou apporteurs de moyens (Gendarmerie, Police, Défense, Aviation Civile, Météo-France, Recherche...).

Le GEIPAN explique l’étrange et documente l’inexpliqué 

 

Il s’agit d’expliquer une OBSERVATION étrange avec un ou des phénomènes connus. Le phénomène le plus difficile à expliquer peut-être :

  • celui à l’origine de l’observation car il y a toujours quelque chose dans le ciel, les canulars sont très rares :
    • qui n’a jamais vu une foudre en boule, une rentrée de météoride, des animations de lasers de discothèques se projetant dans le ciel, des dégazages de lanceurs .. ou même une lanterne thaïlandaise, peut être très surpris ; 
  •  et/ou celui rajouté à une origine banale ou non qui rend l’observation étrange :
    • avion sans ailes ou immobile, trouée de nuage sur une lune rousse, étoile qui bouge en raison du phénomène de perception dit d’autocinétique, …  

 

Cette analyse multidisciplinaire (domaine de la physique et de facteur humain) se base sur le savoir actuel, sans aller au-delà du savoir (pas d’explications basées sur une science hypothétique ou à venir).

 

Pour les phénomènes que l’on n’arrive pas à expliquer, l’objectif est de les caractériser le mieux possible pour être transmis à la science.

Un exemple récent illustratif : Comment un HERCULES C130 peut être pris pour une Soucoupe Volante ? 

 

 

Pour ce cas CONCHES-EN-OUCHE (27) 23.02.2016, nous avons quatre témoins, trois dans une voiture en mouvement et un quatrième dans une voiture à l’arrêt. Les éléments d’étrangeté perçus par les témoins sont :

  •  « Comme une soucoupe volante stationnaire émettant un cône de lumière » pour les premiers
  • « Un énorme triangle lent » pour le quatrième

 

Très vite le GEIPAN sait qu’un avion Hercule C130 est passé sur les lieux grâce aux traces radar dont le GEIPAN dispose auprès de la défense (convention avec CNOA). Mais on ne peut pas se contenter de dire aux témoins qu’ils n’ont vu qu’un avion, notre mission est d’expliquer l’étrangeté perçue. 

  • Pour les témoins dans le véhicule, il se produit une illusion de PAN stationnaire issue d’un «effet de pivot » : le témoin et le phénomène sont tous deux en déplacement et l’axe les rejoignant pivote autour d’un point ou d’une zone fixe que le témoin prend alors pour le point stationnaire du phénomène. L’éclairage est très particulier, ici la pleine Lune n’est pas vue directement, mais se réfléchit sur l’énorme carlingue de l’avion et peu ou pas sur les ailes (dont le caractère plan favorise plus la réflexion spéculaire fugitive que celle diffuse plus permanente) en créant un effet de soucoupe stationnaire. La Lune rasante éclaire aussi la cime des arbres selon un halo lumineux que les témoins interprètent comme le résultat d’un cône de lumière issus de la soucoupe.
  • Pour le témoin à l’arrêt, il y a non reconnaissance de l’avion, dont la taille et les éclairages sont inhabituels. La perception étrange de déplacement lent résulte d’une erreur de perception : on a tendance à apprécier la vitesse angulaire par le temps que met la queue de l’avion à prendre la place du nez et donc croire que l’A380 vous survole plus lentement que l’A320.  

La complexité et la fragilité du témoignage humain

 

Le GEIPAN travaille toujours à partir de témoignages humains. Ils sont le plus souvent uniques, quelques fois multiples (les témoins peuvent alors être dépendants ou indépendants), quelques fois accompagnés de « traces » des observations : photos, radar, voire beaucoup plus rarement de traces au sol laissées par le phénomène.

L’analyse du témoignage consiste à retrouver ce qui a été réellement vu en ne disposant souvent que du récit du témoin potentiellement entaché de facteurs humains : 

  • Défaut de vision ;
  • Erreurs de perception issues de mécanismes instantanés (autocinétique) ou de constructions mentales (le témoin évalue une distance et ensuite une vitesse alors qu’il est impossible de le faire pour un objet que l’on ne reconnaît pas, effet de pivot, mauvaise reconstitution de trajectoire) ;
  • Identification et interprétation de l’étrange. L’interprétation immédiate résulte, de manière souvent inconsciente, d’un « assemblage » de ce qui est réellement vu et des représentations les plus proches déjà connues du témoin. Moins ce qui est vu est net et reconnaissable, plus le poids pourra être donné aux représentations et cela dépend de la culture du témoin. L’interprétation différée (lorsqu’on rencontre le témoin) peut faire intervenir des convictions ou croyances ;   
  • L’émotion engendrée par l’étrangeté est un élément essentiel, catalyseur des facteurs humains ci-dessus et amplificateur de l’étrangeté et de l’émotion ; 
  • La mémoire intervient bien sûr ainsi que les faux souvenirs (éléments acquis a posteriori qui s’ajoutent aux éléments vécus) ;
  • Le récit utilise le vocabulaire et la culture du témoin. 

 

Le GEIPAN utilise une technique d’entretien cognitif mise au point par le Laboratoire CNRS de Psychologie de la Cognition http://clle.univ-tlse2.fr/ de Toulouse, laboratoire qui mène des recherches sur ces aspects (pour la police notamment) et pour lequel le « matériau GEIPAN » est de grande utilité (une thèse avec le CNES a permis de mieux comprendre la question des faux souvenirs). Les enquêteurs reçoivent une formation à l’entretien cognitif.

Une méthodologie de classification consolidée sur des décennies 

 

 

La classification du GEIPAN (A/B/C/D1/D2) a été refondée en 2008. Elle s'appuie sur l'évaluation de deux notions : l'étrangeté et la consistance .

 

 Elle nécessite :

  • La recherche des hypothèses pouvant expliquer l’observation dans toute son étrangeté (telle que perçue par le témoin) et l’évaluation de leur probabilité. Une hypothèse est basée sur un ou plusieurs phénomènes connus de nature physique (ex : astre, nuage) ou de nature humaine (effet de perception, de faux souvenir…) ;
  • L’évaluation de l’étrangeté (E entre 0 et 1) de l’observation.  C’est la distance au « connu », mesurée par le complément à 1 de la probabilité de l’hypothèse la plus forte. Si l’étrangeté est supérieure à 0.5, le GEIPAN n’a pas d’explication.
  • L'évaluation de la consistance de l’observation qui dépend de la quantité d’informations recueillies (nombre de témoignages, nombre et précision des réponses, photos…) et de leur fiabilité (cohérence, crédibilité, dépendance des témoins,). 

 

Suite à quoi, il y a application d'un principe de base et de bon sens : Plus l’étrangeté est forte, plus la consistance doit être forte pour pouvoir :

  • valider le caractère inexpliqué en cas d’étrangeté >0.5.  Cas étrange D1 ou très étrange D2
  • valider l’explication en cas d’étrangeté < 0.5.  Cas A (quasi-preuve) ou cas B (explication probable)

 

Sinon l’observation est déclarée non exploitable (Cas C) par manque de données fiables.

 

Les cas classés D1(ou D2) doivent avoir fait l’objet d’une enquête (dite terrain) avec rencontre du ou des témoins et entretien cognitif. Très souvent, le classement final se fait après consultation des experts réunis en collège.  La classification peut être reprise à tout moment suite à des éléments nouveaux, les cas classés D doivent être revisités.

Les cas identifiés sont aussi intéressants que les cas non identifiés


Pour comprendre la complexité du témoignage humain puisqu’on dispose de ce qui est témoigné et de ce qui a (probablement) existé. 

  • Nota : les sciences physiques peuvent trouver un enjeu avant tout dans les cas inexpliqués, tandis que les sciences humaines le trouvent tout autant sinon plus dans les cas expliqués.

 

Pour comprendre la difficulté des investigations. Pour crédibiliser le caractère « non expliqué » des diagnostics. La frontière entre un cas expliqué est un cas inexpliqué peut tenir à quelques détails s’avérant clefs. 

 

Il y a beaucoup d’écrits sur les « mystères d’OVNI » par des auteurs qui n’ont travaillé que sur les cas inexpliqués et souvent sans accéder aux données sources de ces cas et surtout sans connaissance et pratique des cas expliqués. 

Les témoins sont « Mr ou Mme tout le monde », toutes sociologies confondues

 

Même les observateurs expérimentés (ex aéronautique) peuvent se faire surprendre.  Par exemple, les pilotes se doivent de faire part de tout ce qui leur paraît étrange, impactant ou non la sécurité, alors qu’il peut s’agir d’astres, ou de rentrées atmosphériques (de satellites ou de météorides). Cela n’enlève rien au fait que l’aéronautique est fortement représentée parmi les cas très étranges inexpliqués. 

 

Parfois, les témoins mettent en avant leur niveau d’éducation, leurs expériences professionnelles pour insister sur l’acuité de leur OBSERVATION et de leur interprétation. Les mêmes peuvent être très vifs pour ensuite contester ou refuser les conclusions du GEIPAN.

Le GEIPAN en chiffres 

 

Depuis 40 ans, le GEIPAN a analysé plus de 8000 témoignages représentant environ 3000 cas d’observations.

 

59 % des cas sont classés A ou B et expliqués par des méprises ou des erreurs de perception.

34 % des observations sont inexploitables.

7 % environ des observations restent inexpliquées.

Sur les 10 dernières années, le taux d’inexpliqués est plus faible (2%). Plusieurs facteurs pour cela :

  • le GEIPAN reçoit 3 fois plus de témoignages, dont beaucoup à faible étrangeté (mais l’étrangeté vécue peut être forte) ;
  • la définition cas D est plus stricte ;
  •  les enquêtes sont plus approfondies grâce aux outils numériques.

 

Aujourd’hui, le GEIPAN accentue l’effort de revisite des Cas D anciens (50 revisités et expliqués en 2017).

 

10 % environ des cas ont fait l’objet d’enquêtes sur le terrain.

 

Au total le GEIPAN reçoit 500 contacts par an : plus de la moitié sont traités par réponse immédiate ou redirection vers d’autres organismes. Environ 200 donnent lieu à une enquête qui se termine par une publication sur le site du geipan ( www.geipan.fr)  des documents de témoignage et des conclusions d’enquête tout en préservant l’anonymat des témoins. 

Que penser des cas inexpliqués, pourquoi autant ? 


Enquêteur « incompétent » ? 

  • Les difficultés d'un enquêteur face à un cas d'OBSERVATION sont multiples : il peut mal recenser et hiérarchiser les hypothèses, ne pas assez interagir avec d’autres enquêteurs ayant d’autres expériences, ne pas faire appel au bon expert. Il peut surtout ne pas réussir à collecter auprès du témoin l’élément clef qui peut expliquer ce qui résiste à une hypothèse… Un manque d’écoute ou d’accompagnement, une question trop fermée ou posée au mauvais moment peuvent clore à jamais la possibilité d’explication ;

 Manque de moyens d’investigation ? 

  • Bien sûr, ceux du GEIPAN sont limités. Une enquête peut nécessiter 250 heures et cela ne peut que rester exceptionnel. Les cas anciens ne disposaient pas des outils numériques puissants grâce auxquels il est parfois possible de les expliquer aujourd’hui. 

Canulars ? 

  • C’est rare (<1%) et le GEIPAN sait les détecter (mais on ne dit jamais comment)

Mythomanes ? 

  • On sait également détecter. Les experts psychologues interviennent aussi à partir du questionnaire ou des enregistrements sonores 

 Hallucinations ? 

  • Quelque fois, c’est évident, mais cela peut être plus difficile à détecter. L’hallucination n’est pas toujours pathologique et peut venir d’un témoin dont le comportement et les déclarations n’évoquent rien en dehors de l’étrangeté de son OBSERVATION.  Seul l’avis d’un ou plusieurs experts psychologues peut orienter. Ces derniers travaillent à partir de l’enregistrement audio effectué lors de l’entretien cognitif (autorisé par le témoin) ou sur place en rencontrant le témoin. 

 Phénomènes naturels inconnus ?  

  • Bien sûr, le regard sur le passé permet d’espérer pour le futur. Certains phénomènes bénéficient des progrès de la science (exemple foudre en boule, autocinétique.). Le progrès résulte aussi de l’expérience accumulée : des cas d’observations expliqués (bénéficiant de preuve) ont permis de caractériser des phénomènes qui rendaient ces cas étranges. Ils sont aujourd’hui plus facilement reconnus pour expliquer de nouveaux cas comme des cas anciens alors inexpliqués (ex : effets des animations lumineuses dans le ciel, configurations d’oiseaux, erreurs de perceptions dans contexte types.. .)   

 Vrais vaisseaux spatiaux d’origine inconnue ? 

  • Bien sûr, rien n’est exclu même si rien de tel n’a été prouvé dans l’expérience GEIPAN en 40 ans. 

 

Et les extraterrestres ? 

 

Nombreux sont ceux qui s’attendent à ce que le GEIPAN en parle. Mais le GEIPAN n’a trouvé aucune preuve de leur présence ! Pour autant le GEIPAN ne formule aucun avis. Une absence de preuve ne peut être une preuve d’absence !

 

L’hypothèse extraterrestre accompagne en permanence le GEIPAN. Elle peut être sous-jacente dans l’émotion d’un témoin quand elle n’est pas suggérée voire martelée par ce dernier. Elle est la motivation première de beaucoup de journalistes qui aux détours de questions cherchent de quoi faire « l’accroche », si ce n’est le titre, de leur article. Le GEIPAN est aussi sous le feu des critiques de forums ou associations ufologiques qui défendent cette thèse. 

La sœur jumelle de l’hypothèse extraterrestre est celle du complot. Elle accompagne tout autant la vie du GEIPAN, on entend souvent : « le GEIPAN est mis en place par le gouvernement pour cacher la réalité » ; « reçoit des ordres de la Défense », » dispose de coffres secrets » etc. 

 

Le GEIPAN doit savoir « gérer » ces thèses, comme il doit respecter le besoin de croire.

 

La question racine, que peut réveiller à tout moment une étrangeté dans le ciel, a en effet toute sa noblesse : Qu’est l’homme face à l’immensité de l’univers ?   

 

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