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BOULAY-MOSELLE (57) 04.02.1979

Observé le : 04-02-1979
Région : Rhône-Alpes
Département : Loire
Classe : A
Résumé : BOULAY-MOSELLE (57) 04.02.1979. Observation d'un objet orangé en forme de demi-sphére : méprise Lune à son coucher.
Description : Le 4 février 1979 vers 1h15 du matin, un témoin observe durant 30 secondes depuis son véhicule un objet lumineux dans le ciel. Cet objet a la forme d'une demi sphère de couleur orange qui se déplace du Sud-Ouest vers le Nord-Est dans une trajectoire horizontale. L'objet disparait progressivement en diminuant.
Ce cas d'observation a été publié initialement par le GEIPAN en catégorie C, par manque d'information.
Un internaute, passionné d'astronomie, a repéré ce cas comme pouvant être une méprise avec la Lune à son coucher ; afin de vérifier si cette hypothèse était bonne, il est retourné sur les lieux de l'observation en février 2015, 36 ans après les faits.
Les orbites terrestres et lunaires sont telles que la période où la Terre et la Lune se retrouvent dans les mêmes positions relatives par rapport au Soleil correspond à 223 lunaisons, c'est-à-dire 6 585,32 jours : cette période est appelée Saros) ; elle est utilisée pour calculer le délai entre les éclipses de Lune ou de Soleil. On note que, après cette période qui n'est pas un nombre entier de jours, l'heure solaire n'est donc pas la même.
Dans notre cas, entre la date de l'observation et le jour de la reconstitution, il a fallu compter 2 fois cette période de près de 18 ans : la date exacte tombe le 25/2/2015 à 16:36, donc à une heure locale notablement différente de l'heure de l'observation.
Pour choisir la meilleure date de reconstitution, il faut trouver près de cette date les instants où l'azimut et la hauteur angulaire (élévation) de la Lune sont les plus proches de celles de l'observation. Deux dates s'avèrent convenables :
- le 23 février 2015 à 23h55, avec une Lune à 1,1° de hauteur angulaire et un azimut de 288°, une lunaison de 5 jours et une phase à deux jours du Premier Quartier.
- le 25 février 2015 à 1h00 (donc la nuit du 24 au 25 février), avec une Lune à 1,5° de hauteur angulaire et un azimut de 292°, une lunaison de 6 jours et une phase à la veille du Premier Quartier.
Pour comparaison, la position de la Lune lors de l'observation de Boulaysur-Moselle était de 1,4° de hauteur angulaire et un azimut de 286° (la reconstitution s'est donc faite avec une position de la Lune parfaitement similaire à 1979), avec une lunaison de 6,7 jours et une phase au Premier Quartier.
Le GEIPAN publie intégralement le rapport d'observation de cet astronome amateur, rapport très bien documenté dont voici la conclusion :
« Le témoignage de l'époque correspond en de nombreux points à l'observation réalisée lors de la reconstitution : la forme est bien une demi-sphère de couleur orangée tirant sur le rouge, son inclinaison est en effet presque à l'horizontale. La durée de l'observation pouvait en effet être brève, la Lune étant basse et située proche de l'horizon. De plus on peut supposer la présence de nuages pouvant l'occulter à tout moment.
Le lieu d'observation figuré sur le plan joint au procès-verbal de gendarmerie présente une particularité topographique pouvant surprendre le témoin. En effet ce lieu présente une dénivellation où l'on passe d'un point coté d'altitude 324m à un point coté d'altitude 340m et cela sur une distance presque rectiligne d'environ 250m à peine. La pente est donc d'environ 6%. Cette configuration du relief peut, par exemple dans le cas d'une conduite d'un véhicule automobile, donner une illusion de jaillissement des éléments situés à l'horizon qui jusqu'alors étaient masqués par la côte.
Ces divers éléments confortent donc l'hypothèse d'une confusion due à la Lune vue dans des conditions particulières (aspect inhabituel de la Lune au coucher, impression de jaillissement au sommet de la côte).»
Cette reconstitution tout à fait convaincante permet de classer ce cas en « A » : observation de la Lune à son coucher.
Compte-rendu : elements enquete.pdf
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Les cas D anciens revisités depuis 2017

Le pourcentage des cas D a considérablement baissé puisqu’il atteint 3% alors qu’il était supérieur à 15% en 2016.

Cette baisse provient :

  • Du nombre moindre de classification D en flux courant lors des 10 dernières années. Ce facteur est détaillé dans l’actualité du 14 décembre 2016.
  • Et surtout du travail de revisite opéré sur l’ensemble des cas D antérieurs à 2010 (depuis la création du GEIPAN en 1977). L’opportunité et la motivation de cette revisite sont détaillées dans l’actualité du 18 décembre 2017.


La revisite des cas anciens porte à ce jour sur près de 160 cas. Vous avez ici la liste complète des cas revisités avec les liens vers les dossiers publiés (accompagnés en règle générale d’un rapport détaillé). Le travail continue avec 65 cas en cours de revisite. Le pourcentage de cas D pourrait donc continuer à baisser.


Le très fort taux de reclassement (seulement 4 cas maintenus D à ce jour) peut s’expliquer par plusieurs raisons qui seront explicitées dans une actualité à venir.

 

Par ailleurs, la revisite pourrait porter aussi sur les autres cas (en particulier les cas C). A ce propos, le GEIPAN est ouvert à tous commentaires sur des conclusions spécifiques à tel ou tel cas.

Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

Base de données des cas

Base de données des témoignages