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GRAND-COURONNE (76) 17.04.2016

Observé le : 17-04-2016
Région : Haute Normandie
Département : Seine-Maritime
Classe : A
Résumé : GRAND-COURONNE (76) 17.04.2016. Observation d'un objet lumineux dans le ciel nocturne dégagé avec une scintillation particulière et disparition : méprise astronomique (Sirius).
Description : Le dimanche 17 avril 2016 vers 21h12 un couple est intrigué par la présence dans le ciel dégagé d'une forme ronde et brillante avec un scintillement particulier de plusieurs couleurs. La Lune est visible à gauche du point, ainsi qu'une autre étoile très brillante. Un témoin prend une vidéo (cette vidéo est momentanément enlevée de la publication pour un problème technique). Les témoins regarderont de nouveau le ciel vers 22h25 mais l'objet aura disparu. Un collègue de travail aurait vu la même chose. Un seul témoignage est recueilli.
Le cas est bien documenté (photo, vidéo) et d'une étrangeté faible. La description du phénomène "une tête d'épingle" ainsi que le scintillement correspondent à celle d'une étoile.
Le témoin a été surpris par Sirius, ce qui arrive souvent. Sirius (El 17°, Az 214°) se trouve dans une direction conforme à la description du témoin avec son repérage par rapport au toit d'en face (photo et croquis).
Les changements de couleurs peuvent être expliqués par la turbulence atmosphérique. Les témoins ont remarqué que contrairement au phénomène qui les intriguait, l'étoile « près de la lune ne scintillait pas» ce qui est exact puisque c'était Jupiter et que l'effet de la turbulence n'est pas perceptible sur les planètes (voir l'article suivant : scintillation).
Les mouvements « en ligne droite de gauche à droite, d'avant en arrière » sont assez classiques quand on observe une étoile. Il s'agit de l'effet autocinétique. Le témoin confirme que ces mouvements restaient de faible ampleur. La non- déconnexion à une référence visuelle (toit d'en face) réduit les possibilités d'autocinétique sans pour autant l'exclure.
Une méprise avec l'ISS est très peu probable. En effet, l'avion que le témoin a vu au-dessus du PAN a été identifié et le moment de passage dans la direction du PAN est postérieur à celui de la disparition de la station.
L'hypothèse d'une observation de Procyon est à éliminer. L'écart par rapport au repérage du PAN au-dessus du toit est trop important et surtout l'avion est vu au-dessus du PAN alors que son élévation (qui peut être restituée précisément à 20°) est inférieure à celle de Procyon. Sirius est effectivement visible plus bas que l'avion et attire plus le regard et les méprises que Procyon (car bien plus lumineux, plus sujet aux effets de changements de couleur et scintillement car plus bas en élévation).
A 22h25, lorsqu'ils sont ressortis, les témoins ont constaté que le phénomène n'était plus là, ce qui peut s'expliquer par la présence d'un nuage (présents ce jour-là) devant l'étoile, et de manière plus certaine encore, s'agissant de l'hypothèse Sirius, par sa disparition derrière le toit (élévation alors de 9°).
Dans cet ensemble à plusieurs hypothèses, Sirius se dégage comme une hypothèse très forte. Le GEIPAN classe le cas en A : méprise avec Sirius.
Compte-rendu : compte rendu enquete.pdf
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Les cas D anciens revisités depuis 2017

Le pourcentage des cas D a considérablement baissé puisqu’il atteint 3% alors qu’il était supérieur à 15% en 2016.

Cette baisse provient :

  • Du nombre moindre de classification D en flux courant lors des 10 dernières années. Ce facteur est détaillé dans l’actualité du 14 décembre 2016.
  • Et surtout du travail de revisite opéré sur l’ensemble des cas D antérieurs à 2010 (depuis la création du GEIPAN en 1977). L’opportunité et la motivation de cette revisite sont détaillées dans l’actualité du 18 décembre 2017.


La revisite des cas anciens porte à ce jour sur près de 160 cas. Vous avez ici la liste complète des cas revisités avec les liens vers les dossiers publiés (accompagnés en règle générale d’un rapport détaillé). Le travail continue avec 65 cas en cours de revisite. Le pourcentage de cas D pourrait donc continuer à baisser.


Le très fort taux de reclassement (seulement 4 cas maintenus D à ce jour) peut s’expliquer par plusieurs raisons qui seront explicitées dans une actualité à venir.

 

Par ailleurs, la revisite pourrait porter aussi sur les autres cas (en particulier les cas C). A ce propos, le GEIPAN est ouvert à tous commentaires sur des conclusions spécifiques à tel ou tel cas.

Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

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