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FORET-FOUESNANT (LA) (29) 10.12.2018

Observé le : 10-12-2018
Région : Bretagne
Département : Finistère
Classe : D1
Résumé : FORET-FOUESNANT (LA) (29) 10.12.2018. Observation de nuit des déplacements silencieux d'un phénomène lumineux constitué d'une barre jaune et d'un phare vert fluo - changements de trajectoire : phénomène non identifié (D1).
Description : Le Lundi 10 décembre 2018 entre 07h20 et 07h40 un témoin en voiture dans l'allée de son domicile est intrigué par un phénomène inhabituel à l'ouest au-dessus d'un champ à faible altitude. Le témoin s'arrête et décrit le PAN comme une barre jaune "électrique" avec en son centre un gros phare vert fluo. Depuis la voiture vitre ouverte, le témoin n'entend aucun bruit lors des évolutions du PAN. Ce dernier se déplace d'abord lentement et régulièrement puis se tourne plein Sud vers le témoin et reste stationnaire. Le témoin arrive au bout de l'allée se retourne et voit cette barre partir plein Est et disparaitre lentement dans la brume. L'observation discontinue (déplacement et arrêt du témoin en voiture) a duré 1minute 30. Le témoin indique un problème sur la radio de son véhicule après cette observation. Il indique également dans le questionnaire : « Je justifie l'étrangeté par le déplacement absolument silencieux et régulier ainsi que de l'apparence lumineuse ». Aucun autre témoignage ne sera recueilli.


Plusieurs facteurs combinés (la trajectoire en 3 phases avec un arrêt au milieu, la taille importante perçue par le témoin, la vitesse de déplacement lente, l'aspect aux contours très nets) s'opposent de manière isolée ou combinée aux différentes hypothèses envisagées (voir le compte rendu d'enquête) : un drone (taille, aspect), des reflets de projecteurs lumineux d'engins agricoles ou de projecteurs lasers de type sky-tracers sur la couche nuageuse (vitesse, aspect), un objet porté par le vent type lanternes thaïlandaises (trajectoire, aspect).


- l'observation s'est faite de nuit (tôt le matin) et la règlementation française ne permet pas les vols nocturnes de drones. Dans l'hypothèse d'un propriétaire contrevenant utilisant tout de même son engin, l'aspect du PAN apparait comme inhabituel et contribue à l'étrangeté perçue par le témoin, s'ajoutant aux changements de trajectoire observés.

- l'enquête a montré qu'aucun engin agricole (hypothèse projection lumineuse) n'était présent sur les parcelles ou le PAN a été observé.

- enfin, pour la dernière hypothèse, la trajectoire en 3 phases avec un arrêt face au témoin et un changement de trajectoire ensuite est un argument fort qui s'oppose à l'hypothèse d'un objet porté par le vent.


Au final, l'hypothèse du drone est la plus forte mais sa probabilité est évaluée bien inférieure à 50 % elle ne peut donc être retenue. Ces hypothèses ne permettent pas d'expliquer l'étrangeté de l'observation perçue par le témoin.


Il s'agit d'un témoignage unique mais il est tout à fait possible (milieu rural, faible densité de population, horaire matinal) que le phénomène n'ait pas été vu par d'autres personnes.


Le témoin est précis, la consistance (niveau d'information) du témoignage est bonne malgré le manque de photos ou vidéo du phénomène lui-même. Mais l'observation a été reprécisée par des photos de situations et des reconstitutions (analyse des dimensions, distances, trajectoires du PAN) lors d'une enquête terrain soutenue par un entretien cognitif du témoin (très coopératif).


Ainsi l'étrangeté de l'observation reste grande, la consistance du témoigne est bonne.

L'analyse n'a pas permis d'identifier d'hypothèse compatible probable à plus de 50%.

Ceci indique selon la méthodologie GEIPAN le caractère inexpliqué de l'observation après enquête pour ce phénomène étrange de consistance moyenne ou forte.


En conséquence, ce cas est classé par le GEIPAN « D1 » phénomène non identifié.
Compte-rendu : compte rendu enquete.pdf
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Les cas D anciens revisités depuis 2017

Le pourcentage des cas D a considérablement baissé puisqu’il atteint 3% alors qu’il était supérieur à 15% en 2016.

Cette baisse provient :

  • Du nombre moindre de classification D en flux courant lors des 10 dernières années. Ce facteur est détaillé dans l’actualité du 14 décembre 2016.
  • Et surtout du travail de revisite opéré sur l’ensemble des cas D antérieurs à 2010 (depuis la création du GEIPAN en 1977). L’opportunité et la motivation de cette revisite sont détaillées dans l’actualité du 18 décembre 2017.


La revisite des cas anciens porte à ce jour sur près de 160 cas. Vous avez ici la liste complète des cas revisités avec les liens vers les dossiers publiés (accompagnés en règle générale d’un rapport détaillé). Le travail continue avec 65 cas en cours de revisite. Le pourcentage de cas D pourrait donc continuer à baisser.


Le très fort taux de reclassement (seulement 4 cas maintenus D à ce jour) peut s’expliquer par plusieurs raisons qui seront explicitées dans une actualité à venir.

 

Par ailleurs, la revisite pourrait porter aussi sur les autres cas (en particulier les cas C). A ce propos, le GEIPAN est ouvert à tous commentaires sur des conclusions spécifiques à tel ou tel cas.

Archives csv de l'ensemble des cas et témoignages publiés sur le site du GEIPAN

Ces archives sont des fichiers au format csv qui peuvent être importés dans des systèmes de gestion de base de données ou dans des tableurs.

Elle ne comprennent que les données descriptives des cas et des témoignages, les documents associés restent téléchargeables sur la page des cas. Par souci d'anonymat, les coordonnées géographiques fournies sont celles du centre ville de la commune d'OBSERVATION pour les cas récents (après mars 2008), et celle de la gendarmerie de dépôt du procès verbal d'OBSERVATION pour les cas anciens.

         

Base de données des cas

Base de données des témoignages