ELLECOURT (76) 02.11.2025
Résumé
Observation du passage silencieux d'une dizaine de sources lumineuses clignotantes dans le ciel nocturne : manque de données objectives.
Description
Le 2 novembre 2025, vers 23 h 25, depuis leur domicile à Ellecourt (Seine-Maritime), deux témoins ont observé une série de phénomènes lumineux inhabituels dans le ciel nocturne. L'observation, débutée à travers une fenêtre, s'est poursuivie depuis l'extérieur afin de bénéficier d'un champ de vision optimal sur une dizaine de sources lumineuses ponctuelles évoluant lentement. Ces points lumineux ont suivi une trajectoire globale du sud-sud-ouest vers le nord-est, avec une élévation initiale d'environ 30° au-dessus de l'horizon et un passage à proximité de la verticale du lieu d'observation. Bien que le cap général paraisse constant, les observateurs ont noté des déplacements individuels perçus comme désordonnés au cours d'une séquence ayant duré entre cinq et dix minutes. L'aspect visuel a évolué durant l'événement : initialement rouges et clignotantes, les sources sont devenues blanches et fixes avant de disparaître progressivement vers le nord-est. Aucun bruit n'a été perçu par les témoins. Les trois enregistrements vidéo réalisés au smartphone en fin d'observation confirment la présence de points blancs clignotants, bien que la résolution des images ne permette pas de distinguer de détails morphologiques ou structurels précis.
La consistance* du cas est jugée moyenne, du fait de la cohérence globale du témoignage : un seul des deux témoins (T1) a complété un QT, trois vidéos confirment les sources lumineuses dans le ciel, leur qualité, cependant, limitée n'a pas permis une exploitation approfondie ni une identification formelle du phénomène observé.
*Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
Après analyse, l'étrangeté résiduelle demeure modérée. Le phénomène présente des caractéristiques inhabituelles pour les témoins (multiplicité, silence, évolution lumineuse), mais ne met en évidence ni manœuvre brutale, ni comportement incompatible avec des objets aériens connus.
Plusieurs hypothèses ont été examinées au cours de l'enquête.
Les hypothèses d'aéronefs type avions ou hélicoptères ont été écartées du fait de l'absence de bruit, du nombre élevé de sources lumineuses, de leur dispersion et de leur comportement lumineux non conforme à ces types d'appareils. La carte aérienne fournie par le CAPCODA* ne permet par ailleurs pas de rapprocher les tracés présents de la trajectoire des PAN.
Les hypothèses astronomiques ou satellitaires ont également été exclues, les caractéristiques observées (altitude apparente faible, déplacements désordonnés, changement de couleur, clignotements) n'étant pas compatibles avec ce type de phénomènes.
L'hypothèse d'un groupe de drones a été privilégiée. Elle apparaît compatible avec plusieurs éléments décrits par T1 : multiplicité des objets, vitesse apparente lente, absence de bruit perceptible, évolution coordonnée globale, ainsi que le changement de signature lumineuse en cours de déplacement. La reconstitution cartographique de la trajectoire faite par T1, ainsi que l'analyse de l'environnement local, ne font pas apparaître d'incohérence majeure avec cette hypothèse.
Des démarches de vérification ont été engagées auprès de sociétés exploitant des drones susceptibles d'opérer dans le secteur concerné, mais les réponses apportées ont été négatives.
Aucune information radar relative à des objets aériens non conventionnels n'a été mise en évidence sur la période considérée, les dispositifs radar civils n'étant par ailleurs pas adaptés à la détection de petits drones.
Au vu de l'ensemble des éléments recueillis et analysés, le GEIPAN classe ce cas en C, le phénomène demeurant non identifié en raison d'un manque de données objectives, malgré l'examen d'une hypothèse compatible avec les observations rapportées.
*CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace).
La consistance* du cas est jugée moyenne, du fait de la cohérence globale du témoignage : un seul des deux témoins (T1) a complété un QT, trois vidéos confirment les sources lumineuses dans le ciel, leur qualité, cependant, limitée n'a pas permis une exploitation approfondie ni une identification formelle du phénomène observé.
*Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
Après analyse, l'étrangeté résiduelle demeure modérée. Le phénomène présente des caractéristiques inhabituelles pour les témoins (multiplicité, silence, évolution lumineuse), mais ne met en évidence ni manœuvre brutale, ni comportement incompatible avec des objets aériens connus.
Plusieurs hypothèses ont été examinées au cours de l'enquête.
Les hypothèses d'aéronefs type avions ou hélicoptères ont été écartées du fait de l'absence de bruit, du nombre élevé de sources lumineuses, de leur dispersion et de leur comportement lumineux non conforme à ces types d'appareils. La carte aérienne fournie par le CAPCODA* ne permet par ailleurs pas de rapprocher les tracés présents de la trajectoire des PAN.
Les hypothèses astronomiques ou satellitaires ont également été exclues, les caractéristiques observées (altitude apparente faible, déplacements désordonnés, changement de couleur, clignotements) n'étant pas compatibles avec ce type de phénomènes.
L'hypothèse d'un groupe de drones a été privilégiée. Elle apparaît compatible avec plusieurs éléments décrits par T1 : multiplicité des objets, vitesse apparente lente, absence de bruit perceptible, évolution coordonnée globale, ainsi que le changement de signature lumineuse en cours de déplacement. La reconstitution cartographique de la trajectoire faite par T1, ainsi que l'analyse de l'environnement local, ne font pas apparaître d'incohérence majeure avec cette hypothèse.
Des démarches de vérification ont été engagées auprès de sociétés exploitant des drones susceptibles d'opérer dans le secteur concerné, mais les réponses apportées ont été négatives.
Aucune information radar relative à des objets aériens non conventionnels n'a été mise en évidence sur la période considérée, les dispositifs radar civils n'étant par ailleurs pas adaptés à la détection de petits drones.
Au vu de l'ensemble des éléments recueillis et analysés, le GEIPAN classe ce cas en C, le phénomène demeurant non identifié en raison d'un manque de données objectives, malgré l'examen d'une hypothèse compatible avec les observations rapportées.
*CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace).