La mission du GEIPAN

La mission du GEIPAN (Groupe d'Etude et d'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) consiste à fournir un service opérationnel basé sur des enquêtes liées aux observations rapportées. Le processus GEIPAN est le suivant :

  • Collecte des témoignages : recueillir les observations des témoins sur le territoire français et s’assurer dans chaque cas de la véracité ;
  • Analyse des témoignages : rechercher une explication à ces observations par des phénomènes connus en s’appuyant sur un réseau d’enquêteurs, d’experts pour répondre aux témoins ;
  • Anonymisation et archivage des témoignages : établir un dossier aussi complet et précis que possible pour permettre l’étude ultérieure éventuelle du phénomène observé par des équipes scientifiques extérieures au CNES ;
  • Information du public : informer le public par le site web des cas d’observation traités et des conclusions du GEIPAN. Répondre aux sollicitations des médias.

Le GEIPAN a aussi une mission dédiée au soutien de l’exploitation scientifique des observations de et ainsi de favoriser le progrès des connaissances des phénomènes associés aux en s’appuyant sur la communauté scientifique, qui peut en bénéficier pour ses propres enjeux de connaissance.

Le GEIPAN n’est pas un spécialiste du phénomène mondial, ni un organisme de recherche, sur la vie extraterrestre ou sur les technologies avancées ou futuristes pouvant expliquer des visites d’extraterrestres. Il n'en est rien ; ce n'est ni dans ses prérogatives, ni dans ses compétences, conformément aux missions du CNES qui n'est pas un organisme de recherche.

On parle de Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés et non d’ . Car le terme a le double défaut de parler d’objet, alors qu’il ne s’agit pas toujours d’un objet, et surtout d’avoir une connotation de soucoupe ou extraterrestre.

Le GEIPAN met les informations qu’il rassemble à la disposition de la communauté scientifique et, évidemment, du grand public.

Comment fonctionne le GEIPAN ?

Le GEIPAN est rattaché à la Direction technique et numérique adjointe du CNES. Il est composé de salariés CNES aidés par des partenaires institutionnels et des bénévoles.

Les enquêteurs répartis sur tout le territoire français participent, bénévolement, à l’évaluation des cas d’observation. Ils sont mandatés par le GEIPAN, dans le cadre de missions précises et sur une durée limitée, pour enquêter, se rendre sur place et conduire des entretiens complémentaires avec le ou les témoins des cas. Ils se soumettent aux méthodes d'enquête définies par le GEIPAN dans le guide de l'enquêteur GEIPAN.

L'organisme s'appuie également sur un collège d’experts multidisciplinaires et scientifiques, qui examinent les cas d’observation les plus complexes. Ils apportent une véritable caution scientifique à l’analyse des cas.

Le GEIPAN s'appuie aussi sur des partenaires institutionnels pour mener ses enquêtes :

  • Les organismes avec lesquels le GEIPAN a développé des conventions qui lui permettent d'accéder rapidement à des informations tangibles : Gendarmerie Nationale, Armée de l’air et de l'espace, Aviation civile, Météo France, etc. ;
  • La communauté scientifique : le CNRS et l'Université.
  • Autres entités d'utilité publique.

Le GEIPAN restitue ses travaux à un comité de pilotage présidé par une personne reconnue du monde aérospatial et composé de représentants du CNES et de ses partenaires institutionnels. Ce comité procède à des recommandations auprès de la Direction du CNES.

Les ressources budgétaires du GEIPAN proviennent de la subvention de service public reçue globalement par le CNES pour mener à bien ses activités.

FAQ GEIPAN

L’espace FAQ vous offre un accès rapide aux réponses aux questions les plus courantes concernant le rôle, les missions et les activités du GEIPAN. Il a été conçu pour vous guider efficacement dans vos démarches. Merci de choisir le thème correspondant à votre demande parmi les catégories proposées ci-dessous.
1. Qu’est-ce que le GEIPAN ?
  • Le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) est un service technique du CNES (Centre National d'Études Spatiales) qui a pour mission la collecte, l'analyse, l’enquête la publication et l'archivage des signalements d’observations de PANs (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés),
  • Il exerce également une mission d’information auprès du public concernant les PANs et les OVNI.
2. Le GEIPAN est-il une structure indépendante ?
  • Non, Le GEIPAN est un service technique du CNES (Centre National d’Études Spatiales), établissement public industriel et commercial chargé de définir et de mettre en œuvre la politique spatiale de la France. Le CNES agit sous la tutelle des ministères de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, et des Armées,
  • Le CNES a intégré le GEIPAN comme l’un de ses services d’expertise. 
3. Le GEIPAN assure-t-il une mission de sécurité nationale ou de surveillance de l’Espace ?
  • Non. Le GEIPAN n’est pas un service de sécurité, ni un service d’alerte ou de surveillance du ciel et de l’Espace,
  • Pour toute question ou alerte visant votre sécurité, veuillez contacter les autorités compétentes (police, gendarmerie, sécurité civile, etc.).
4. Le GEIPAN fait-il des recherches sur les OVNI et la vie extraterrestre ?
  • Contrairement à certaines idées reçues, le GEIPAN n’est pas un groupe de recherche sur les OVNI et la vie extraterrestre, ou autres phénomènes paranormaux. 
5. Le GEIPAN fonctionne-t-il en continu ?
  • Non. Le GEIPAN collecte les témoignages, procède à une analyse des données puis à une enquête selon une approche multidisciplinaire combinant sciences physiques et facteurs humains,
  • Le GEIPAN utilise uniquement des connaissances scientifiques reconnues, sans spéculation ou hypothèse non vérifiée,
  • Il n’a pas vocation à répondre immédiatement aux sollicitations liées à des observations de PAN.
6. Le GEIPAN garantit-il la confidentialité des témoignages ?
  • Oui. Le GEIPAN a pour mission de publier ses enquêtes en veillant à l’anonymat des témoins et des dossiers.
  • Se rapporter à la rubrique POLITIQUE DE CONFIDENTIALITE pour ce qui concerne la protection des données personnelles collectées pour les besoins des enquêtes. 
7. Quelle est la méthodologie utilisée ?

Le GEIPAN suit une méthodologie résumée en 7 étapes clés :

  1. Réception du témoignage
  2. Création du dossier
  3. Première analyse
  4. Enquête et traitement
  5. Classement en A, B, C, D
  6. Anonymisation des dossiers
  7. Information du témoin et publication
8. Comment le GEIPAN classe-t-il les cas d’observations ?
  • La classification repose sur une évaluation quantitative et qualitative de deux paramètres : la consistance (C) de l’observation et l’étrangeté résiduelle (E) après enquête.
    • Étrangeté (E) : Il s’agit de la mesure de l’étrangeté résiduelle après confrontation à des hypothèses de phénomènes connus.
    • Consistance (C) : elle constitue le produit entre quantité et fiabilité des données soumises et recueillies durant l’enquête. L’objectivité de ces données est pondérée selon une table propre au GEIPAN.
  • Catégories de classement :
  • Classement A : phénomène parfaitement identifié après enquête.
  • Classement B : phénomène probablement identifié après enquête.
  • Classement C : phénomène non identifié par manque de données ou d’information.
  • Classement D : phénomène non identifié après enquête.

Une revisite, soit une nouvelle analyse, des cas C et D peut être réalisé si de nouvelles informations liées à ces cas sont communiquées au GEIPAN après l’enquête initiale.

9. Qui peut témoigner au GEIPAN ?
  • Toute personne peut témoigner.
  • Le GEIPAN n’est pas dimensionné pour répondre aux témoins indirects d’une observation de PAN, (récits rapportés par des tiers).
  • Les témoignages de mineurs sont soumis à une autorisation parentale.
10. Quelle est la place du témoignage humain dans l’enquête ?
  • Le témoignage humain constitue la base du travail d’enquête du GEIPAN.
  • Le GEIPAN n’enquête que sur des phénomènes observés et rapportés par un ou des témoins directs.
  • Le témoignage s’effectue en remplissant le questionnaire technique (QT), conçu pour recueillir les informations indispensables à l’ouverture d’une enquête.
    Il peut être complété par des éléments visuels ou matériels tels que des croquis, photographies, vidéos, ou tout autre support en lien avec l’observation, que le témoin souhaite soumettre à l’attention du GEIPAN.

Posters

Du GEPAN au GEIPAN

D’aussi loin que l’Histoire puisse en témoigner, les hommes regardent avec intérêt les phénomènes observables dans le ciel. Cet intérêt n’a cessé de croître notamment depuis l’apparition des nouvelles techniques et donc de nouveaux engins au XXème siècle. Le GEIPAN tente alors de répondre aux interrogations et aux attentes de la population face aux .

Le CNES étudie les depuis 1977, date de la création du GEPAN (Groupe d’Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés).

En 1988, le GEPAN est remplacé par le SEPRA (Service d’Études des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques).

En 2005, à la suite d’un audit, le Président du CNES décide la restructuration de l’activité et le GEIPAN (Groupe d ’Études et d ’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) se substitue au SEPRA, avec une recommandation importante d’informer le public en toute transparence. Cette recommandation se retrouve dans le I (I pour Information) ajouté au sigle GEIPAN et s'exprime concrètement à travers la publication, entamée en 2007, des archives et dossiers du GEIPAN à travers une communication grand public plus volontaire (site internet, plaquettes, conférences, contacts presse et médias). Cette communication se fait majoritairement grâce à son site internet mis en ligne en 2008 et dont la refonte a eu lieu en 2021.

FAQ GEIPAN

L’espace FAQ vous offre un accès rapide aux réponses aux questions les plus courantes concernant le rôle, les missions et les activités du GEIPAN. Il a été conçu pour vous guider efficacement dans vos démarches. Merci de choisir le thème correspondant à votre demande parmi les catégories proposées ci-dessous.
1. Qu’est-ce que le GEIPAN ?
  • Le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) est un service technique du CNES (Centre National d'Études Spatiales) qui a pour mission la collecte, l'analyse, l’enquête la publication et l'archivage des signalements d’observations de PANs (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés),
  • Il exerce également une mission d’information auprès du public concernant les PANs et les OVNI.
2. Le GEIPAN est-il une structure indépendante ?
  • Non, Le GEIPAN est un service technique du CNES (Centre National d’Études Spatiales), établissement public industriel et commercial chargé de définir et de mettre en œuvre la politique spatiale de la France. Le CNES agit sous la tutelle des ministères de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, et des Armées,
  • Le CNES a intégré le GEIPAN comme l’un de ses services d’expertise. 
3. Le GEIPAN assure-t-il une mission de sécurité nationale ou de surveillance de l’Espace ?
  • Non. Le GEIPAN n’est pas un service de sécurité, ni un service d’alerte ou de surveillance du ciel et de l’Espace,
  • Pour toute question ou alerte visant votre sécurité, veuillez contacter les autorités compétentes (police, gendarmerie, sécurité civile, etc.).
4. Le GEIPAN fait-il des recherches sur les OVNI et la vie extraterrestre ?
  • Contrairement à certaines idées reçues, le GEIPAN n’est pas un groupe de recherche sur les OVNI et la vie extraterrestre, ou autres phénomènes paranormaux. 
5. Le GEIPAN fonctionne-t-il en continu ?
  • Non. Le GEIPAN collecte les témoignages, procède à une analyse des données puis à une enquête selon une approche multidisciplinaire combinant sciences physiques et facteurs humains,
  • Le GEIPAN utilise uniquement des connaissances scientifiques reconnues, sans spéculation ou hypothèse non vérifiée,
  • Il n’a pas vocation à répondre immédiatement aux sollicitations liées à des observations de PAN.
6. Le GEIPAN garantit-il la confidentialité des témoignages ?
  • Oui. Le GEIPAN a pour mission de publier ses enquêtes en veillant à l’anonymat des témoins et des dossiers.
  • Se rapporter à la rubrique POLITIQUE DE CONFIDENTIALITE pour ce qui concerne la protection des données personnelles collectées pour les besoins des enquêtes. 
7. Quelle est la méthodologie utilisée ?

Le GEIPAN suit une méthodologie résumée en 7 étapes clés :

  1. Réception du témoignage
  2. Création du dossier
  3. Première analyse
  4. Enquête et traitement
  5. Classement en A, B, C, D
  6. Anonymisation des dossiers
  7. Information du témoin et publication
8. Comment le GEIPAN classe-t-il les cas d’observations ?
  • La classification repose sur une évaluation quantitative et qualitative de deux paramètres : la consistance (C) de l’observation et l’étrangeté résiduelle (E) après enquête.
    • Étrangeté (E) : Il s’agit de la mesure de l’étrangeté résiduelle après confrontation à des hypothèses de phénomènes connus.
    • Consistance (C) : elle constitue le produit entre quantité et fiabilité des données soumises et recueillies durant l’enquête. L’objectivité de ces données est pondérée selon une table propre au GEIPAN.
  • Catégories de classement :
  • Classement A : phénomène parfaitement identifié après enquête.
  • Classement B : phénomène probablement identifié après enquête.
  • Classement C : phénomène non identifié par manque de données ou d’information.
  • Classement D : phénomène non identifié après enquête.

Une revisite, soit une nouvelle analyse, des cas C et D peut être réalisé si de nouvelles informations liées à ces cas sont communiquées au GEIPAN après l’enquête initiale.

9. Qui peut témoigner au GEIPAN ?
  • Toute personne peut témoigner.
  • Le GEIPAN n’est pas dimensionné pour répondre aux témoins indirects d’une observation de PAN, (récits rapportés par des tiers).
  • Les témoignages de mineurs sont soumis à une autorisation parentale.
10. Quelle est la place du témoignage humain dans l’enquête ?
  • Le témoignage humain constitue la base du travail d’enquête du GEIPAN.
  • Le GEIPAN n’enquête que sur des phénomènes observés et rapportés par un ou des témoins directs.
  • Le témoignage s’effectue en remplissant le questionnaire technique (QT), conçu pour recueillir les informations indispensables à l’ouverture d’une enquête.
    Il peut être complété par des éléments visuels ou matériels tels que des croquis, photographies, vidéos, ou tout autre support en lien avec l’observation, que le témoin souhaite soumettre à l’attention du GEIPAN.

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Le GEIPAN explique l’étrange et documente l’inexpliqué

Il s’agit d’expliquer une observation étrange avec un ou des phénomènes connus. Le phénomène le plus difficile à expliquer peut-être :

  • celui à l’origine de l’observation car il y a toujours quelque chose dans le ciel, les canulars sont très rares :
    • qui n’a jamais vu une foudre en boule, une rentrée de météorite, des animations de lasers de discothèques se projetant dans le ciel, des dégazages de lanceurs ou même une lanterne thaïlandaise, peut être très surpris ;
  • et/ou celui rajouté à une origine banale ou non qui rend l’observation étrange :
    • avion sans ailes ou immobile, trouée de nuage sur une lune rousse, étoile qui bouge en raison du phénomène de perception dit d’autocinétique… 

Cette analyse multidisciplinaire (domaine de la physique et de facteur humain) se base sur le savoir actuel, sans aller au-delà du savoir (pas d’explications basées sur une science hypothétique ou à venir).

Pour les phénomènes qu'on n’arrive pas à expliquer, l’objectif est de les caractériser le mieux possible pour être transmis à la science.

Une méthodologie reproductible 

Le GEIPAN emploie une méthodologie reproductible lors de chaque enquête. Cette dernière se base sur les connaissances scientifiques actuelles et sur les phénomènes aérospatiaux connus. Cette méthodologie suit 7 étapes :

1.         Réception du témoignage

2.         Création du dossier

3.         Première analyse

4.         Enquête et traitement

5.         Classement en A, B, C, D1 ou D2

6.         Anonymisation du dossier

7.         Information témoin et publication sur le site web

Si le témoignage se révèle très facile à expliquer sans enquête, une réponse rapide est donnée au témoin, le traitement du dossier s'arrête là, sans publication sur le site web du GEIPAN. Dans les autres situations, un dossier de cas d'observation sera créé. 

Le GEIPAN traite en priorité les cas faciles à élucider et les cas très étranges. Comme les ressources humaines du GEIPAN sont limitées, le traitement de l'ensemble des cas est réalisé sur plusieurs mois voire plusieurs années.

Le témoignage humain

Le GEIPAN travaille à partir de témoignages humains directement rapportés par les témoins eux-mêmes. Ils sont le plus souvent uniques, quelques fois multiples (les témoins peuvent alors être dépendants ou indépendants), quelques fois accompagnés de « traces » des observations : photos, radar, voire beaucoup plus rarement de traces au sol laissées par le phénomène.

L’analyse du témoignage consiste à retrouver ce qui a été vu en ne disposant souvent que du récit du témoin potentiellement entaché de facteurs humains : 

  • Défaut de vision ;
  • Erreurs de perception issues de mécanismes instantanés (autocinétique) ou de constructions mentales (le témoin évalue une distance et ensuite une vitesse alors qu’il est impossible de le faire pour un objet que l’on ne reconnaît pas, effet de pivot, mauvaise reconstitution de trajectoire) ;
  • Identification et interprétation de l’étrange. L’interprétation immédiate résulte, de manière souvent inconsciente, d’un « assemblage » de ce qui est réellement vu et des représentations les plus proches déjà connues du témoin. Moins ce qui est vu est net et reconnaissable, plus le poids pourra être donné aux représentations et cela dépend de la culture du témoin. L’interprétation différée (lorsqu’on rencontre le témoin) peut faire intervenir des convictions ou croyances ;   
  • L’émotion engendrée par l’étrangeté est un élément essentiel, catalyseur des facteurs humains ci-dessus et amplificateur de l’étrangeté et de l’émotion ;
  • La mémoire intervient bien sûr ainsi que les faux souvenirs (éléments acquis a posteriori qui s’ajoutent aux éléments vécus) ;
  • Le récit utilise le vocabulaire et la culture du témoin. 

Le GEIPAN utilise une technique d’entretien cognitif mise au point par le Laboratoire CNRS de Psychologie de la Cognition http://clle.univ-tlse2.fr/ de Toulouse, laboratoire qui mène des recherches sur ces aspects (pour la police notamment). Les enquêteurs reçoivent une formation à l’entretien cognitif.

L’entretien cognitif est une méthode qui permet au témoin de se remémorer le contexte et contenu de son observation et de limiter les faux souvenirs.

Les témoins sont « Mr ou Mme tout le monde », toutes sociologies confondues

Tout le monde peut témoigner au GEIPAN.

Même les observateurs expérimentés (ex aéronautique) peuvent se faire surprendre.  Par exemple, les pilotes se doivent de faire part de tout ce qui leur paraît étrange, impactant ou non la sécurité, alors qu’il peut s’agir d’astres, ou de rentrées atmosphériques (de satellites ou de météorites). Cela n’enlève rien au fait que l’aéronautique est fortement représentée parmi les cas très étranges inexpliqués. 

Parfois, les témoins mettent en avant leur niveau d’éducation, leurs expériences professionnelles pour insister sur l’acuité de leur observation et de leur interprétation. Les mêmes peuvent être très vifs pour ensuite contester ou refuser les conclusions du GEIPAN.

Pourquoi les cas identifiés sont aussi intéressants que les cas non identifiés ?

  • Pour comprendre la complexité du témoignage humain puisqu’on dispose de ce qui est témoigné et de ce qui a (probablement) existé.
  • Pour comprendre la difficulté des investigations. Pour crédibiliser le caractère « non expliqué » des diagnostics. La frontière entre un cas expliqué est un cas inexpliqué peut tenir à quelques détails s’avérant clefs.

Nota : les sciences physiques peuvent trouver un enjeu avant tout dans les cas inexpliqués, tandis que les sciences humaines le trouvent tout autant sinon plus dans les cas expliqués.

 

FAQ GEIPAN

L’espace FAQ vous offre un accès rapide aux réponses aux questions les plus courantes concernant le rôle, les missions et les activités du GEIPAN. Il a été conçu pour vous guider efficacement dans vos démarches. Merci de choisir le thème correspondant à votre demande parmi les catégories proposées ci-dessous.
1. Qu’est-ce que le GEIPAN ?
  • Le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) est un service technique du CNES (Centre National d'Études Spatiales) qui a pour mission la collecte, l'analyse, l’enquête la publication et l'archivage des signalements d’observations de PANs (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés),
  • Il exerce également une mission d’information auprès du public concernant les PANs et les OVNI.
2. Le GEIPAN est-il une structure indépendante ?
  • Non, Le GEIPAN est un service technique du CNES (Centre National d’Études Spatiales), établissement public industriel et commercial chargé de définir et de mettre en œuvre la politique spatiale de la France. Le CNES agit sous la tutelle des ministères de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, et des Armées,
  • Le CNES a intégré le GEIPAN comme l’un de ses services d’expertise. 
3. Le GEIPAN assure-t-il une mission de sécurité nationale ou de surveillance de l’Espace ?
  • Non. Le GEIPAN n’est pas un service de sécurité, ni un service d’alerte ou de surveillance du ciel et de l’Espace,
  • Pour toute question ou alerte visant votre sécurité, veuillez contacter les autorités compétentes (police, gendarmerie, sécurité civile, etc.).
4. Le GEIPAN fait-il des recherches sur les OVNI et la vie extraterrestre ?
  • Contrairement à certaines idées reçues, le GEIPAN n’est pas un groupe de recherche sur les OVNI et la vie extraterrestre, ou autres phénomènes paranormaux. 
5. Le GEIPAN fonctionne-t-il en continu ?
  • Non. Le GEIPAN collecte les témoignages, procède à une analyse des données puis à une enquête selon une approche multidisciplinaire combinant sciences physiques et facteurs humains,
  • Le GEIPAN utilise uniquement des connaissances scientifiques reconnues, sans spéculation ou hypothèse non vérifiée,
  • Il n’a pas vocation à répondre immédiatement aux sollicitations liées à des observations de PAN.
6. Le GEIPAN garantit-il la confidentialité des témoignages ?
  • Oui. Le GEIPAN a pour mission de publier ses enquêtes en veillant à l’anonymat des témoins et des dossiers.
  • Se rapporter à la rubrique POLITIQUE DE CONFIDENTIALITE pour ce qui concerne la protection des données personnelles collectées pour les besoins des enquêtes. 
7. Quelle est la méthodologie utilisée ?

Le GEIPAN suit une méthodologie résumée en 7 étapes clés :

  1. Réception du témoignage
  2. Création du dossier
  3. Première analyse
  4. Enquête et traitement
  5. Classement en A, B, C, D
  6. Anonymisation des dossiers
  7. Information du témoin et publication
8. Comment le GEIPAN classe-t-il les cas d’observations ?
  • La classification repose sur une évaluation quantitative et qualitative de deux paramètres : la consistance (C) de l’observation et l’étrangeté résiduelle (E) après enquête.
    • Étrangeté (E) : Il s’agit de la mesure de l’étrangeté résiduelle après confrontation à des hypothèses de phénomènes connus.
    • Consistance (C) : elle constitue le produit entre quantité et fiabilité des données soumises et recueillies durant l’enquête. L’objectivité de ces données est pondérée selon une table propre au GEIPAN.
  • Catégories de classement :
  • Classement A : phénomène parfaitement identifié après enquête.
  • Classement B : phénomène probablement identifié après enquête.
  • Classement C : phénomène non identifié par manque de données ou d’information.
  • Classement D : phénomène non identifié après enquête.

Une revisite, soit une nouvelle analyse, des cas C et D peut être réalisé si de nouvelles informations liées à ces cas sont communiquées au GEIPAN après l’enquête initiale.

9. Qui peut témoigner au GEIPAN ?
  • Toute personne peut témoigner.
  • Le GEIPAN n’est pas dimensionné pour répondre aux témoins indirects d’une observation de PAN, (récits rapportés par des tiers).
  • Les témoignages de mineurs sont soumis à une autorisation parentale.
10. Quelle est la place du témoignage humain dans l’enquête ?
  • Le témoignage humain constitue la base du travail d’enquête du GEIPAN.
  • Le GEIPAN n’enquête que sur des phénomènes observés et rapportés par un ou des témoins directs.
  • Le témoignage s’effectue en remplissant le questionnaire technique (QT), conçu pour recueillir les informations indispensables à l’ouverture d’une enquête.
    Il peut être complété par des éléments visuels ou matériels tels que des croquis, photographies, vidéos, ou tout autre support en lien avec l’observation, que le témoin souhaite soumettre à l’attention du GEIPAN.

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Une méthodologie de classification consolidée sur des décennies

La classification du GEIPAN (A/B/C/D*) a été refondée en 2008. Elle s'appuie sur l'évaluation de deux notions : l'étrangeté et la consistance du (es) témoignage (s).

  • Elle repose sur une évaluation quantitative et qualitative de deux paramètres : la consistance (C) de l’observation et l’étrangeté résiduelle (E) après enquête.
    • Étrangeté (E) : Il s’agit de la mesure de l’étrangeté résiduelle après confrontation à des hypothèses de phénomènes connus.
    • Consistance (C) : elle constitue le produit entre quantité et fiabilité des données soumises et recueillies durant l’enquête. L’objectivité de ces données est pondérée selon une table propre au GEIPAN.
  • Catégories de classement :
  • Classement A : phénomène parfaitement identifié après enquête.
  • Classement B : phénomène probablement identifié après enquête.
  • Classement C : phénomène non identifié par manque de données ou d’information.
  • Classement D : phénomène non identifié après enquête.

Une revisite, soit une nouvelle analyse, des cas C et D peut être réalisé si de nouvelles informations liées à ces cas sont communiquées au GEIPAN après l’enquête initiale.

Le classement final peut nécessiter la consultation d’experts. La classification D est généralement attribuée suite à une enquête terrain avec rencontre du ou des témoins.

La classification peut être reprise à tout moment suite à des éléments nouveaux ou dans le cas de revisite des anciens cas D*.

Le GEIPAN en chiffre

Depuis 49 ans, le GEIPAN a enregistré plus de 9 897 témoignages représentant environ 5 170 cas d’observations qui dans 10% des cas ont fait objet d’enquêtes terrain.

Au 31/03/2026 cela représente 3336 cas publiés.

66,5 % des cas sont classés A ou B et expliqués par des méprises ou des erreurs de perception.

30.3 % des cas sont non identifiés par manque de données ou d'information (CAS C).

3,2 % des observations restent inexpliquées (CAS D).

Au total le GEIPAN reçoit plus de 1000 contacts par an : plus des deux-tiers sont traités par réponse immédiate ou redirection vers d’autres organismes. Environ 150 à 200 donnent lieu à une enquête qui se termine par une publication sur le site du GEIPAN ( www.geipan.fr)  des documents de témoignage et des conclusions d’enquête tout en préservant l’anonymat des témoins.

Que penser des cas inexpliqués, pourquoi autant ?

Les limites de l’enquêteur ?

Les difficultés d'un enquêteur face à un cas d'observation sont multiples : il peut mal recenser et hiérarchiser les hypothèses, ne pas assez interagir avec d’autres enquêteurs ayant d’autres expériences, ne pas faire appel au bon expert. Il peut surtout ne pas réussir à collecter auprès du témoin l’élément-clef qui peut expliquer ce qui résiste à une hypothèse. Un manque d’écoute ou d’accompagnement, une question trop fermée ou posée au mauvais moment peuvent clore à jamais la possibilité d’explication.

Manque de moyens d’investigation ?

Bien sûr, ceux du GEIPAN sont limités. Une enquête peut nécessiter jusqu'à plusieurs centaines d'heures et cela ne peut que rester exceptionnel au regard des nombreux cas d'observation qui arrivent au GEIPAN. 

Canulars ?

Ils sont rares (<à 2%) et le GEIPAN met des moyens en œuvre pour les détecter.

Mythomanes ?

On peut également les détecter grâce au support des experts psychologues.

Hallucination ?

Quelque fois, c’est évident, mais cela peut être plus difficile à détecter. L’hallucination n’est pas toujours pathologique et peut venir d’un témoin dont le comportement et les déclarations n’évoquent rien en dehors de l’étrangeté de son observation. Seul l’avis d’un ou plusieurs experts psychologues peut orienter. Ces derniers travaillent à partir de l’enregistrement effectué par les enquêteurs lors de l’entretien cognitif réalisé au cours des rencontres avec le témoin (selon autorisation du témoin).

Phénomènes naturels inconnus ? 

Certains phénomènes bénéficient des progrès de la science (exemple foudre en boule, autocinétique). Le progrès résulte aussi de l’expérience accumulée : des cas d’observations expliqués (bénéficiant de preuve) ont permis de caractériser des phénomènes qui rendaient ces cas étranges. Ils sont aujourd’hui plus facilement reconnus pour expliquer de nouveaux cas comme des cas anciens alors inexpliqués (ex : effets des animations lumineuses dans le ciel, configurations d’oiseaux, erreurs de perceptions dans des contextes types, etc.).

Véhicules spatiaux d’origine inconnue ?

Bien sûr, rien n’est exclu même si rien de tel n’a été prouvé dans l’expérience GEIPAN en 49 ans.

Et les extraterrestres ?

Nombreux sont ceux qui s’attendent à ce que le GEIPAN en parle. Mais le GEIPAN n’a trouvé aucune preuve de leur présence ! Pour autant le GEIPAN ne formule aucun avis. Une absence de preuve ne peut être une preuve d’absence !

L’hypothèse extraterrestre accompagne en permanence le GEIPAN. Elle peut être sous-jacente dans l’émotion d’un témoin quand elle n’est pas suggérée voire martelée par ce dernier. Elle est la motivation première de beaucoup de journalistes qui aux détours de questions cherchent de quoi faire « l’accroche », si ce n’est le titre, de leur article. Le GEIPAN est aussi sous le feu des critiques de forums ou associations ufologiques qui défendent cette thèse.

La sœur jumelle de l’hypothèse extraterrestre est celle du complot. Elle accompagne tout autant la vie du GEIPAN, on entend souvent : « le GEIPAN est mis en place par le gouvernement pour cacher la réalité » ; « reçoit des ordres de la Défense », « dispose de coffres secrets » etc.

Le GEIPAN doit savoir « gérer » ces affirmations, selon d'où elles viennent comme il doit respecter le besoin de croire.

Mais qu’est l’homme face à l’immensité de l’univers ?

* La sous classification des cas D en D1/D2, en fonction de critères attribuant plus ou moins d’étrangeté résiduelle et de consistance au cas après enquête aux cas D, a été utilisée dès 2008 notamment pour des revisites de cas. Cette classification peut subsister dans les rapports d’enquêtes publiés ; un cas D1 ou D2 demeure un cas D.

FAQ GEIPAN

L’espace FAQ vous offre un accès rapide aux réponses aux questions les plus courantes concernant le rôle, les missions et les activités du GEIPAN. Il a été conçu pour vous guider efficacement dans vos démarches. Merci de choisir le thème correspondant à votre demande parmi les catégories proposées ci-dessous.
1. Qu’est-ce que le GEIPAN ?
  • Le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) est un service technique du CNES (Centre National d'Études Spatiales) qui a pour mission la collecte, l'analyse, l’enquête la publication et l'archivage des signalements d’observations de PANs (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés),
  • Il exerce également une mission d’information auprès du public concernant les PANs et les OVNI.
2. Le GEIPAN est-il une structure indépendante ?
  • Non, Le GEIPAN est un service technique du CNES (Centre National d’Études Spatiales), établissement public industriel et commercial chargé de définir et de mettre en œuvre la politique spatiale de la France. Le CNES agit sous la tutelle des ministères de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, et des Armées,
  • Le CNES a intégré le GEIPAN comme l’un de ses services d’expertise. 
3. Le GEIPAN assure-t-il une mission de sécurité nationale ou de surveillance de l’Espace ?
  • Non. Le GEIPAN n’est pas un service de sécurité, ni un service d’alerte ou de surveillance du ciel et de l’Espace,
  • Pour toute question ou alerte visant votre sécurité, veuillez contacter les autorités compétentes (police, gendarmerie, sécurité civile, etc.).
4. Le GEIPAN fait-il des recherches sur les OVNI et la vie extraterrestre ?
  • Contrairement à certaines idées reçues, le GEIPAN n’est pas un groupe de recherche sur les OVNI et la vie extraterrestre, ou autres phénomènes paranormaux. 
5. Le GEIPAN fonctionne-t-il en continu ?
  • Non. Le GEIPAN collecte les témoignages, procède à une analyse des données puis à une enquête selon une approche multidisciplinaire combinant sciences physiques et facteurs humains,
  • Le GEIPAN utilise uniquement des connaissances scientifiques reconnues, sans spéculation ou hypothèse non vérifiée,
  • Il n’a pas vocation à répondre immédiatement aux sollicitations liées à des observations de PAN.
6. Le GEIPAN garantit-il la confidentialité des témoignages ?
  • Oui. Le GEIPAN a pour mission de publier ses enquêtes en veillant à l’anonymat des témoins et des dossiers.
  • Se rapporter à la rubrique POLITIQUE DE CONFIDENTIALITE pour ce qui concerne la protection des données personnelles collectées pour les besoins des enquêtes. 
7. Quelle est la méthodologie utilisée ?

Le GEIPAN suit une méthodologie résumée en 7 étapes clés :

  1. Réception du témoignage
  2. Création du dossier
  3. Première analyse
  4. Enquête et traitement
  5. Classement en A, B, C, D
  6. Anonymisation des dossiers
  7. Information du témoin et publication
8. Comment le GEIPAN classe-t-il les cas d’observations ?
  • La classification repose sur une évaluation quantitative et qualitative de deux paramètres : la consistance (C) de l’observation et l’étrangeté résiduelle (E) après enquête.
    • Étrangeté (E) : Il s’agit de la mesure de l’étrangeté résiduelle après confrontation à des hypothèses de phénomènes connus.
    • Consistance (C) : elle constitue le produit entre quantité et fiabilité des données soumises et recueillies durant l’enquête. L’objectivité de ces données est pondérée selon une table propre au GEIPAN.
  • Catégories de classement :
  • Classement A : phénomène parfaitement identifié après enquête.
  • Classement B : phénomène probablement identifié après enquête.
  • Classement C : phénomène non identifié par manque de données ou d’information.
  • Classement D : phénomène non identifié après enquête.

Une revisite, soit une nouvelle analyse, des cas C et D peut être réalisé si de nouvelles informations liées à ces cas sont communiquées au GEIPAN après l’enquête initiale.

9. Qui peut témoigner au GEIPAN ?
  • Toute personne peut témoigner.
  • Le GEIPAN n’est pas dimensionné pour répondre aux témoins indirects d’une observation de PAN, (récits rapportés par des tiers).
  • Les témoignages de mineurs sont soumis à une autorisation parentale.
10. Quelle est la place du témoignage humain dans l’enquête ?
  • Le témoignage humain constitue la base du travail d’enquête du GEIPAN.
  • Le GEIPAN n’enquête que sur des phénomènes observés et rapportés par un ou des témoins directs.
  • Le témoignage s’effectue en remplissant le questionnaire technique (QT), conçu pour recueillir les informations indispensables à l’ouverture d’une enquête.
    Il peut être complété par des éléments visuels ou matériels tels que des croquis, photographies, vidéos, ou tout autre support en lien avec l’observation, que le témoin souhaite soumettre à l’attention du GEIPAN.

Posters

LES 40 ANS DU GEIPAN

40 ans de GEIPAN, c'est d'abord 40 ans d'émotions dans le ciel !

Au départ d’une intervention GEIPAN, un ou plusieurs témoins nous confient leur « extraordinaire » d’un jour :

  • Et c’est vraiment extraordinaire … Le témoin vient au GEIPAN, car pour lui, ce qu’il a vu est inexpliqué, ça échappe à son entendement. Quelle que soit l’explication qui sera donnée ensuite par le GEIPAN, au moment où le témoin vient, c’est EXTRAORDINAIRE ;
  • Ils nous confient leur « extraordinaire », et c’est un acte de confiance, ce n’est pas toujours facile d’en parler…  On peut passer pour « dérangé » …Le GEIPAN assure l’anonymat des témoins.

Cette intensité d’un vécu peuple nos témoignages :

  • Dans les écrits des témoins, on trouve fréquemment : « je n’ai pas rêvé. », « je vous assure que je ne bois pas », « s’il vous plaît croyez-moi », « Je n’en dors plus »,
  •  L’émotion est aussi dans la voix au téléphone ou dans les croquis souvent extrêmement précis. 

 
Le témoin veut tout nous donner, il veut mettre toutes les chances de son côté pour avoir une explication.

En 40 ans, le GEIPAN a collecté 8000 témoignages. Le GEIPAN c’est d’abord 40 ans d’émotions dans le ciel.

Dans la grande majorité des cas les témoignages sont expliqués par le GEIPAN puisque c’est son travail. 

Ce sont ceux qui résistent, les inexpliqués qui attirent l’attention. Enjeu d’explication pour certains, pour d’autres énigme, mystère ou confirmation de convictions et thèses diverses. La population, les journalistes s’intéressent d’abord à ces cas inexpliqués, c’est sans doute aussi le cas pour vous, lecteurs de ces lignes.

L’étrangeté moderne dans le ciel s’appelle Soucoupe ou OVNI depuis 1947

En juin 1947 aux Etats Unis, Kenneth Arnold à bord de son avion privé, aperçoit une formation de 9 « objets » se déplaçant à la vitesse de jets « comme des disques ricochant sur l’eau ». L’expression, reprise par un journaliste de l’Associated Press est à l’origine de l’invention du terme « Soucoupes Volantes », alors que l’objet décrit a une forme d’aile volante ! Déjà l’impact des médias !

Se sont succédées ensuite aux US, mais aussi dans le reste du monde des observations rivalisant d’étrangeté et fortement médiatisées, dont par exemple le Carrousel de Washington en 1952 (deux nuits où la chasse aérienne poursuit des lueurs et échos radar au-dessus du Capitole), ou en France en 1981, le cas de Trans-en-Provence (une personne voit en bordure de son terrain se poser et redécoller une soucoupe, et trouve des traces au sol). 

Mais le ciel, peut être étrange, depuis toujours

Depuis la nuit des temps, les hommes observent le ciel avec passion et de nombreuses observations de phénomènes célestes sont relatées dans les écrits ou peintures les plus anciens qui nous sont parvenus.

Et la science joue son rôle ..Tout l’étrange n’est pas condamné à le rester !

Par exemple, En 1803, Jean-Baptiste Biot se rend à L’Aigle (Orne), où des « pierres sont tombées du ciel » et fait un rapport considéré comme la première preuve de l’origine non terrestre des météorites… Et on sait depuis que beaucoup de descriptions anciennes de lueurs effrayantes, vives et rapides dans le ciel correspondent à des rentrées de météorides. Plus récemment, le mystère de la foudre en boule s’éclaircit, et certaines observations de lueurs fixes ou rapides deviennent explicables.

Le GEIPAN est entouré de partenaires scientifiques, qui apportent leur expertise pour aider le GEIPAN dans ses enquêtes et qui sont aussi intéressés pour leur propre science par des résultats d’enquêtes avec ou sans explication.  

Un exemple récent illustratif : Comment un HERCULES C130 peut être pris pour une Soucoupe Volante ? 

Pour ce cas CONCHES-EN-OUCHE (27) 23.02.2016, nous avons quatre témoins, trois dans une voiture en mouvement et un quatrième dans une voiture à l’arrêt. Les éléments d’étrangeté perçus par les témoins sont :

  •  « Comme une soucoupe volante stationnaire émettant un cône de lumière » pour les premiers
  • « Un énorme triangle lent » pour le quatrième

 
Très vite le GEIPAN sait qu’un avion Hercule C130 est passé sur les lieux grâce aux traces radar dont le GEIPAN dispose auprès de la défense (convention avec CNOA). Mais on ne peut pas se contenter de dire aux témoins qu’ils n’ont vu qu’un avion, notre mission est d’expliquer l’étrangeté perçue. 

  • Pour les témoins dans le véhicule, il se produit une illusion de stationnaire issue d’un «effet de pivot » : le témoin et le phénomène sont tous deux en déplacement et l’axe les rejoignant pivote autour d’un point ou d’une zone fixe que le témoin prend alors pour le point stationnaire du phénomène. L’éclairage est très particulier, ici la pleine Lune n’est pas vue directement, mais se réfléchit sur l’énorme carlingue de l’avion et peu ou pas sur les ailes (dont le caractère plan favorise plus la réflexion spéculaire fugitive que celle diffuse plus permanente) en créant un effet de soucoupe stationnaire. La Lune rasante éclaire aussi la cime des arbres selon un halo lumineux que les témoins interprètent comme le résultat d’un cône de lumière issus de la soucoupe
  • Pour le témoin à l’arrêt, il y a non reconnaissance de l’avion, dont la taille et les éclairages sont inhabituels. La perception étrange de déplacement lent résulte d’une erreur de perception : on a tendance à apprécier la vitesse angulaire par le temps que met la queue de l’avion à prendre la place du nez et donc croire que l’A380 vous survole plus lentement que l’A320.  

Le GEIPAN en image

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Date de publication
14 novembre 2019

Lundi 11/11/2019 : un phénomène étrange observé dans le ciel

De nombreux témoins ont observé sur le territoire français métropolitain une boule lumineuse dans le ciel, lundi 11/11/2019, en fin de journée. Ils ont alerté notre centre d’expertise des phénomènes aérospatiaux non identifiés, le GEIPAN. Explications.

Ci-dessous le communiqué de presse du CNES publiant une interview de Roger Baladacchino.
Des dizaines de mails et des appels téléphoniques : le GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) a reçu de nombreux témoignages lundi soir suite au passage dans le ciel d’un phénomène lumineux étrange. Le centre du CNES qui s’occupe de collecter les témoignages, de les analyser et de les archiver a dû donner la priorité à ces observations pour leur apporter une explication.

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Un phénomène étrange observé dans le ciel
Photo de l'  transmise par un témoin, on aperçoit nettement le panache décrit.
Crédits:Témoin.

« Nous avons reçu une trentaine de mails dans la soirée et 5 appels téléphoniques décrivant à peu près la même chose : une boule lumineuse dans le ciel avec une sorte de halo autour, se déplaçant dans le sens nord-ouest/sud-est, en Ardèche, au sud de Lyon ou vu de Marseille vers 17h50, raconte Roger Baldacchino, le tout nouveau responsable du GEIPAN. Nous avons fait un rapprochement entre les témoignages similaires. Dans ce cas de figure, soit on donne une explication immédiatement quand c’est un phénomène facilement  identifiable ou connu, soit on met un peu plus de temps, quelques jours, en fonction des précisions données par les témoins. Si on n'a toujours pas d'explication, on invite les personnes à remplir un questionnaire technique téléchargeable sur le site web du GEIPAN pour analyser plus en profondeur les différentes hypothèses. Souvent il s’agit de phénomènes identifiés comme des  planètes, des satellites, les rentrées atmosphériques d'étages de fusée ou de bolides, voire même un phénomène météo ou encore aéronautique. Ils ne sont pas faciles à reconnaitre sans un rapprochement avec des données techniques : météo, traces radars, positions astronomiques, suivis de trajectoires d’éléments aérospatiaux... »

Un étage de fusée à la dérive

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Trajectoire de la fusée Falcon 9 le 11/11/2019 au moment des observations sur le site Heavens Above
Trajectoire de la fusée Falcon 9 le 11/11/2019 au moment des observations sur le site Heavens Above.
Crédits : Heavens Above.

Dans le cas présent, le GEIPAN avance l’hypothèse du lancement de la fusée Falcon 9 de la société américaine SpaceX qui a eu lieu le jour même à 14h56 UTC depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride, 15h56 (heure de Paris). 

Nous avons hésité, un temps, avec un autre débris spatial...

« Pour moi, il s’agit du dernier étage de la fusée Falcon 9 en fin de mission car on aperçoit un panache sur les images qui pourrait correspondre soit à un moteur allumé qui éjecte ses gaz soit à la rentrée dans l’atmosphère de l'objet, les 2 phénomènes pouvant générer ce type de lumière. Mais la forme ouverte du panache privilégie la 1ere hypothèse, explique Roger Baldacchino. Le timing relevé sur le site Heavens Above (image ci-dessus) nous indique une trajectoire au-dessus de la France vers 17h50, après avoir libéré ses satellites une heure plus tôt. Autrement dit, cet étage est à ce moment là en orbite normale autour de la Terre et il a du finir sa course en perdant de l’altitude progressivement et en étant brûlé dans les couches denses de l’atmosphère, les derniers débris tombant sûrement dans l’Océan Pacifique. Nous avons hésité, un temps, avec un autre débris spatial identifié avec l’indicatif "Global 3 Rocket debris" issu du lancement d'une fusée Electron le 29/06/2019 mais l’hypothèse de la fusée Falcon 9 semble plus cohérente avec les éléments d’observation tant par la trajectoire que par l’aspect du panache observé. »